Graindorge: « La Région tire essentiellement sa réputation outre-terre de son club et son agriculture »

L’ESFC Geer vole de ses propres ailes. Un centre de formation qui se renforce d’année en année, une équipe première qui tâche de s’illustre… Le Club Hesbignon file un très bon coton, en ce moment. De quoi inspirer et lui redonner des couleurs. Puisque l’attrait d’un club passe également par son visuel…

Nicolas Graindorge, joueur de notre P4, en sait quelque chose. Notre graphiste personnel a décidé de revisiter notre logo, de manière réfléchie, avec un brin d’histoire, pour un résultat étonnant et réussi.

A quel moment t’est venue cette idée?

N.G: « Suite à un entretien avec le président, au cours duquel il m’a fait réaliser que la région tirait essentiellement sa réputation outre-terre de son club de foot et de son agriculture. Cela m’a laissé très peu d’inspiration mais du coup pas mal de liberté. J’ai donc essayé de tirer parti de ses éléments en les présentant de manière symbolique et non figurative.

Cette idée me traversait l’esprit depuis des années, depuis que j’ai appris à dessiner des logos en fait. Je pense que j’ai juste attendu le bon moment pour présenter l’idée, le club était en plein élan et jouait un titre sur 2 tableaux. Une montée en p3 et p1. De plus les résultats des jeunes sont de plus en plus prometteurs. »

Comment résumerais-tu ce logo?

« Pour ce qui est des couleurs, le bleu est la couleur du club depuis sa création, c’est un élément intouchable, naturellement elle vient de son cours d’eau et de sa source qui voit le jour au cœur de notre commune. Les couleurs internes sont quant à elles présentes pour apporter de la dynamique et de la vie à l’ensemble tout en ayant une signification positive. Le gris représente la politique visionnaire que défend le club. Le rouge est une référence aux terres hesbignonnes, réservoir d’argile que l’on retrouve sur presque toutes nos briques et nos tuiles, le jaune-orange (or) est une tradition héraldique. Au Moyen-Age il évoque le thème de l’agriculture par la représentation d’un épi sous différentes formes. Il y figure sur le blason de la commune et sur certains blasons de clubs actuels. II traduit entre autre la volonté d’un club à gagner des trophées.

Formellement, on peut y voir que chaque lettre est liée avec une autre ce qui renforce le sentiment d’unité, transmet un message de cohésion et de collectivité, que l’on peut ressentir sur le terrain et en dehors. Les lignes diagonales rappellent à la fois les bannières que l’on retrouvait énormément sur les blasons autrefois et symbolisent le dynamisme de plus en plus présent au sein du club. En réalité un pont entre le passé et le présent. »

Priscilla Lénaerts